Une fois de plus Nicolas Sarkozy œuvre à la communautarisation de la nation en stigmatisant volontairement une catégorie de citoyens et de résidents. En évoquant « les problèmes que posent les comportements de certaines parmi les gens du voyage » pour justifier la réunion qu’il convoque le 28 juillet à l’Elysée, le Président de la République désigne des « boucs émissaires » afin de donner corps à sa perception sécuritaire des tensions sociales qui s’aggravent dans notre pays.
Ce qui aurait dû rester une affaire de vandalisme et traitée comme telle par la justice, devient pour le Chef de l’Etat une affaire nationale de sécurité intérieure.
Cette initiative démagogique amène plusieurs réflexions :
1) Il est temps d’engager une réflexion de fond sur l’intégration des catégories les plus éloignées de la citoyenneté, de la lutte contre les exclusions et de toutes les formes de discriminations et de préjugés. L’ordre du jour de la réunion du 28 ne prend pas ce chemin, loin s’en faut.
2) Pour ce qui concerne spécifiquement les gens du voyage itinérants c’est avec les associations, les services sociaux et les professionnels éducatifs concernés qu’il est temps d’engager un débat sur les actions permettant de concilier le libre choix d’une vie nomade et la pleine intégration dans la communauté nationale. On est loin de cette vision : déjà en 2003, tournant le dos à l’esprit de la loi de 1972 qui avait consacré les droits des personnes itinérantes, la majorité UMP avait restreint les droits des gens du voyage concernant l’occupation des terrains dans le cadre de la loi sur… la sécurité intérieure ! C’est cette même vision qui prime aujourd’hui: logique sécuritaire et communautarisme.
3) Quant à la lutte contre les comportements violents, le parti socialiste appelle à un complet renversement de perspective et le retour à une vraie stratégie de sécurité intégrant toutes les dimensions du problème : éducatives, culturelles, sociales, économiques, urbaines et de sécurité publique. La réunion du 28 juillet ressemble à la enième mise en scène d’un Président faisant de la sécurité son fond de commerce politique, sans aucune volonté d’apaisement.
Nicolas Sarkozy ne se comporte pas comme le Président de tous les Français mais comme un homme de division. Les Français savent parfaitement qu’on ne gouverne pas à coups de rodomontades.
Jean-Jacques Urvoas, Secrétaire national à la sécurité
Pouria Amirshahi, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme
AFP – Le PS a condamné « avec force » vendredi la « vague d’actes à caractère xénophobe, raciste et antisémite au cours de ces derniers mois », après la dégradation de la synagogue de Melun (Seine-et-Marne) et la profanation de tombes au cimetière juif de Wolfisheim (Bas-Rhin).
« Le Parti socialiste condamne avec force la vague d’actes à caractère xénophobe, raciste et antisémite au cours de ces derniers mois », a indiqué dans un communiqué Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS à la coopération, la francophonie et les droits de l’Homme.
« Après la profanation de tombes dans le carré musulman du cimetière de Strasbourg au mois de juin dernier, ce sont maintenant des tombes juives qui ont été renversées dans le cimetière israélite de Wolfisheim », rappelle-t-il.
« Les responsables de ces actes doivent être recherchés et appréhendés afin de permettre à la justice d’apporter les réponses aux familles touchées par ce drame et qui veulent comprendre les motivations de leurs auteurs », poursuit le PS.
« Il est urgent d’agir pour apaiser le climat dans notre pays et mettre tout en oeuvre pour faire reculer ces actes de haine entre Français. Il reste nécessaire de favoriser en France un autre regard sur l’éducation civique loin du seul prisme religieux ».
Pour les socialistes, l’école « doit redevenir une priorité politique », « seul moyen » « à long terme » pour « rendre les générations futures hermétiques aux théories les plus nauséabondes ».
« Il est temps aussi, dans les entreprises comme dans les grands médias, de rappeler par des moyens appropriés l’inconsistance autant que l’illégalité du racisme, de la xénophobie et de l’antisémitisme ».
Mais c’est « surtout sur le front social et de la lutte contre le décrochage et l’exclusion de millions de nos concitoyens qu’il faut agir afin de faire reculer les réflexes de boucs émissaires et de repli sur soi ».
Tribune publiée sur Rue 89 à la veille du défilé du 14 juillet:
Ce 14 juillet 2010, les troupes militaires de quatorze pays africains défileront sur les Champs-Elysées sous les yeux des chefs d’Etat. Cinquante ans après les indépendances, on peut certes se réjouir de ce symbole d’égalité entre la France et ses anciennes colonies. Ce défilé pourrait sonner comme une heureuse fin de parenthèse au terme de laquelle la France reconnaîtrait la souveraineté pleine et entière des peuples d »Afrique autrefois pillés et utilisés comme la chair à canons de guerres qui n’étaient pas les leurs.
La célébration a pourtant un goût très amer : pour l’Afrique et les Africains, pour la France et pour les cultures francophones.
L’Afrique reste, malgré un taux de croissance supérieure à celui de l’Union européenne, le continent blessé par les maux les plus mortels : guerres, maladies, malnutrition sont encore le quotidien de beaucoup d’êtres humains.
La corruption et la captation des richesses par des clans au pouvoir, changeants au gré des putschs, demeurent des pratiques majoritaires. L’exploitation de ses ressources et de ses terres arables (de moins en moins…) par les grandes puissances ainsi que par des grandes compagnies sans scrupules accentuent les rapports de domination. Les Etats de droit sont encore rares et les mouvements démocratiques le plus souvent décapités.
Une autre politique de coopération
Pour beaucoup de militants de la société civile et des forces progressistes, agir c’est comme remplir le tonneau des Danaïdes. Si le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notion universelle venue d’Afrique, a encore un sens, il faut souhaiter que les peuples africains eux-mêmes se mettent en mouvement pour une souveraineté réelle et une démocratie effective.
Mais il faut les encourager par une autre politique de coopérations et d’aide au développement.
La France plus que tout autre pays en a le devoir et les moyens : pas seulement par souci de réparations, ni pour défendre ses propres intérêts avec des pays frontaliers qui poseront à l’avenir de plus en plus de questions liées aux flux migratoires.
Un manque de volonté politique
L’équation entre le développement et la paix est connue, tout comme celle entre pauvreté et violences de tous ordres. Ce qu’il manque ce ne sont ni les savoirs, ni les connaissances technologiques, scientifiques et médicales et encore moins les ingénieries de projets structurants dans les territoires mais la volonté politique.
L’Union européenne, et certains Etats en son sein comme la Suède, ont déjà rappelé des objectifs ambitieux et liés entre eux en matière de développement, de démocratie et de coopérations. La France reste pourtant à la traîne : avec seulement 0,47% de son PIB consacré à l’aide au développement (dont une part croissante sous forme de prêts… eux mêmes destinés à rembourser des dettes ! ), elle est loin de l’engagement portant officiel de la porter à 0,7%.
Aux yeux de beaucoup de citoyens africains, la France est plus perçue pour être entremetteuse dans les ventes d’armes ou soutien à peine honteuse de dictateurs ou d’aspirants dictateurs que pour sa contribution au progrès.
Un problème de moyens
Souvent seules, les ONG, associations et collectivités locales s’engagent dans des projets d’intérêt général : accès aux soins, localisation des productions agricoles, échanges culturels tandis que le gouvernement s’ampute volontairement de toute capacité à agir, en délégant la quasi-totalité de ses prérogatives à l’Agence française du développement et en opérant un tour de vis budgétaire qui sera peut-être fatal à son action extérieure.
A la veille de la conférence de révision des objectifs du millénaire pour le développement qui se tiendra le 20 septembre à New-York, on peut craindre une fois de plus la rhétorique Sarkozienne : grand discours de Guaino (sauf pour ce qui est de « l’homme africain »…) et cynisme du pouvoir.
Aux enjeux de développement s’ajoute un tout autre défi : refonder l’alliance des cultures francophones. A l’ère d’une mondialisation très anglo-saxonne qui génère une standardisation des cultures, la francophonie peut représenter tout à la fois un avocat pour la défense d’un monde multiculturel et une promesse de fraternité entre les peuples qui ont la langue française pour bien commun.
Célébrons le 14 juillet autrement
Dépasser le stigmate colonial est possible en changeant totalement d’optique : privilégier les échanges (universitaires, culturels) et les projets structurants (éducation nationale, pérennité des productions locales, infrastructures métropolitaines, etc.) favorisera un nouveau rayonnement autours de toutes les cultures francophones, dont toutes ne sont pas issues de la colonisation.
Rêvons, pourquoi pas, d’une autre façon de célébrer le 14 juillet, loin des défilés militaires, où seront à l’honneur les forces de la culture et de l’esprit. C’est ce que plaide aujourd’hui M. Abou DIouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, dans une approche autrement plus généreuse que l’hypocrisie honteuse du pouvoir français. Ce sera sans doute là le meilleur hommage rendu à l’Histoire : à Patrice Lumumba, Mehdi Ben Barka, Leopold Sedar Senghor et les autres… A l’avenir surtout.
Jeudi 8 juillet le projet de loi sur l’action extérieure a été adopté en commission mixte paritaire et le texte qui en ressort suscite la plus vite inquiétude du parti socialiste en particulier dans le domaine de sur l’action culturelle extérieure de l’Etat. Il sera présenté en commission mixte paritaire ce lundi 12 juillet.
La création d’une agence culturelle sous forme d’un établissement commercial (EPIC) risque d’affaiblir encore notre action culturelle internationale.
Le gouvernement est passé en force, contre l’avis de très nombreux parlementaires qui réclamaient une réforme plus équilibrée autour d’une agence sous forme d’établissement public administratif sur le modèle de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Les acteurs de la culture et de la coopération, dans leur majorité, refusent la mise en place d’une agence culturelle à la « Britannique » qui s’en remettra à la seule logique du marché pour lever des fonds et faire des profits sur le dos des usagers, contraints de payer de plus en plus chers et de consulter des bibliothèques de plus en plus vides.
Cette régression va en outre opérer un nouveau « tour de vis budgétaire » qui pourrait être fatal d’ici 2012 : l’action culturelle extérieure perdrait 5% de ses crédits en 2011, puis 7,5% en 2012 et 10% en 2013, et les suppressions d’effectifs de fonctionnaires (3 sur 4 départs à la retraite) concerneront surtout les fonctionnaires détachés des autres ministères, c’est-à-dire ceux venus de l’Education nationale (143) qui animent actuellement le réseau culturel.
Pourtant la situation du réseau culturel français est déjà périlleuse : la politique pratiquée depuis 2002 a déjà abouti à la fermeture de dizaines d’instituts culturels dans le monde, à priver le réseau culturel d’un tiers de ses moyens, à la suppression d’une large portion des effectifs des professionnels de la coopération culturelle et éducative exerçant à l’étranger. Outre la qualité et le contenu des actions de coopération culturelle, des milliers d’agents du réseau sont aujourd’hui fragilisés.
Le réseau culturel français est le réseau de la diversité culturelle contre les tendances à la standardisation du marché ; il est le réseau des cultures françaises et francophones sans hégémonie de l’une sur l’autre. C’est un outil qui permet aujourd’hui d’offrir un accès quasi gratuit aux livres et aux autres supports de diffusions culturelles numériques, à la diffusion de spectacles et d’évènements culturels pour tous, grâce aux subventions publiques de l’Etat mais aussi par le moyen d’un mécénat d’entreprise bien réel. Il est enfin le réseau qui permet un apprentissage de la langue française, comme langue de partage et d’ouverture, contre toutes les tentatives d’uniformisation, à des tarifs abordables, avec une politique d’aide et de bourse ciblée.
Le parti socialiste plaide pour une autre réforme, autour d’un établissement public administratif qui permettra de garder dans le giron public l’action culturelle extérieure et un plan de relance équilibré en moyens financiers et humains, sur un mode de financement mixte (privé/public) pour sortir ce réseau de la mort clinique que vient de programmer ce gouvernement. Le Parti Socialiste réclame une vision ambitieuse autour du réseau culturel extérieur, de ses instituts et de ses alliances françaises, qui sont autant d’outils d’influence et de rayonnement majeurs dans le monde d’aujourd’hui.
Pouria Amirshahi, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme,
Sylvie Robert, Secrétaire nationale à la culture
Karine Gloanec Maurin, secrétaire nationale adjointe à la culture
En choisissant de ne pas nommer un nouveau secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie, le président de la république confirme la désinvolture avec laquelle il traite les questions essentielles de la coopération et de la francophonie.
Le montant total de l’aide au développement apporté par la France reste bloqué à 0,47 % du PIB loin de l’objectif des 0,7 % que certains Etats comme la Suède ont même dépassé. Cette faillite est d’ailleurs reconnue par le Ministre des affaires étrangères lui-même qui annonce désormais « une action renforcée ».
Un mois après le Sommet Afrique France de Nice, toutes les déclarations présidentielles s’évaporent pour laisser la France sans bilan et sans projet. Tout pourtant devrait porter la France a définir et mettre en œuvre une autre politique de coopération, fondée sur le respect, et sur l’engagement concret dans des projets prioritaires en matière agricole, de santé, d’éducation, de culture et de développement économique. Tout devrait conduire la France à promouvoir le principe d’égalité et d’échanges entre toutes les cultures francophones. C’est malheureusement l’indigence qui est au rendez-vous et l’improvisation qui sert de boussole. A la veille de la fête nationale durant laquelle les troupes de nombreux Etats africains ont accepté de défiler sur les Champs-Elysées, ce choix est révélateur du peu de cas que fait Nicolas Sarkozy de ce grand sujet.
Pouria Amirshahi
Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme
La reprise demain des discussions entre le ministère de l’Immigration, le ministère du Travail, les grévistes sans papiers et leurs représentants, doit être l’occasion pour le gouvernement de sortir enfin de l’impasse qu’il a lui-même créée.
Ces discussions doivent aboutir à un texte définissant une procédure de régularisation pour motif professionnel avec des critères justes, clairs, objectifs et applicables partout et pour tous.
Avec l’approche commune que les partenaires sociaux ont mise en place, tout est réuni pour qu’une solution soit enfin trouvée. Le gouvernement ne doit pas se dérober.
Au nom du Parti socialiste, j’ai signé aujourd’hui une lettre commune des responsables des partis de gauche au président de la République pour qu’il intervienne et qu’il soit mis fin à la situation de non-droit de ces milliers de salariés qui paient des impôts et cotisent à toutes les caisses de solidarité.
Communiqué de presse
De Martine Aubry, Première secrétaire
Le texte de la lettre des partis de gauche adressée au Président de la République:
Monsieur le Président,
En tant que responsables des principaux partis de gauche et écologistes, nous tenons à vous faire part de notre soutien aux 6000 travailleuses et travailleurs sans papiers en grève depuis le 12 octobre 2009.
L’emploi de travailleurs et de travailleuses sans papiers est une réalité économique et sociale en France. Ils sont incontournables dans nombre de secteurs comme le bâtiment, les travaux publics, le nettoyage, la sécurité, la restauration, l’aide à la personne, l’agro-alimentaire, la confection etc., souvent via la sous-traitance ou l’intérim.
Leur régularisation est une nécessité, au nom de la dignité des ces travailleuses et travailleurs sans droits exploités alors qu’ils paient des impôts, cotisent à toutes les caisses de solidarité mais risquent quotidiennement l’expulsion. Leur régularisation est une nécessité, afin que le droit du travail soit appliqué à toutes et tous et par tous, et permette l’égalité effective de traitement entre salariés. Ce conflit du travail doit enfin trouver une issue positive.
Le 27 mai, des centaines de travailleurs grévistes sans-papiers, avec le soutien des Onze, ont occupé les marches de l’Opéra Bastille pour appuyer la demande d’une circulaire qui définisse des critères objectifs de régularisation, garantissant l’égalité de traitement entre tous les salariés et applicable sur l’ensemble du territoire.
Le 3 juin dernier, les services de la Préfecture de Police de Paris avaient tenté une opération d’évacuation par la force des grévistes. L’ensemble de nos organisations a alors condamné cette action répressive qui n’a pas brisé le mouvement.
Nous savons que les négociations avec les ministères de l’immigration et du travail vont reprendre ce vendredi et nous nous en félicitons. Lors des rendez-vous des 14, 20 mai et 2 juin derniers avec vos services, les organisations syndicales porte-parole du groupe des Onze organisations de soutien au mouvement de grève ont exposé l’ensemble du dossier à partir de «l’approche commune», le texte présenté avec différents employeurs et organisations patronales.
Il nous semble plus qu’urgent que la reprise des négociations de ce vendredi 11 juin permette enfin d’intégrer dans la nouvelle définition des critères de régularisation de votre gouvernement les revendications des grévistes et des organisations syndicales et associatives qui les soutiennent.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations respectueuses.
Nathalie Arthaud, Lutte Ouvrière
Martine Aubry, Parti Socialiste
Clémentine Autain, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique
Olivier Besancenot, Nouveau Parti Anticapitaliste
Jean-Jacques Boislaroussie, les Alternatifs
Marie-George Buffet, Parti Communiste Français
Cécile Duflot, Europe Ecologie – Les Verts
Lucien Jallamion, République & Socialisme
Jean-Luc Mélenchon, Parti de Gauche
Christian Picquet, Gauche Unitaire
Christian Pierrel, Parti Communiste des Ouvriers de France
Six défenseurs de sans-papiers sont poursuivis pour outrage par le Préfet de Pau. Leur procès se déroulera ce jeudi 10 juin.
Le Parti Socialiste exprime son soutien et sa solidarité à ces militants des droits humains, dont la seule motivation était de soutenir une famille menacée d’expulsion et de s’indigner face au placement d’enfants en rétention.
Les références, par des militants des droits de l’homme, à des périodes sombres de l’histoire ne sont que l’expression de l’indignation et du rejet de la politique indigne du gouvernement en matière d’immigration.
Par son zèle, la préfecture instrumentalise le délit d’outrage pour le transformer de facto en délit d’expression. C’est pourquoi le Parti Socialiste signe la pétition de soutien aux «6 de Pau».
Pouria Amirshahi, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme
Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire Nationale aux libertés publiques et à la justice
