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Le destin de Marie-Cécile Aubry

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Au sommaire de la Lettre n°19:

Dossier : 17 octobre, manifestation nationale pour le droit des femmes.
3 Questions à : Caroline de Haas, du collectif national pour les droits des femmes
Zoom : les mobilisations féministes
Le coin du secrétariat national : avec Gaëlle Lenfant
Brèves et Agenda.

Edito de la Lettre des Droits de l’Homme n°19

En 2009, les inégalités du monde se résument principalement à l’insulte faite aux femmes : c’est l’injustice la plus répandue.

Autrement dit : mettons fin à cette inégalité-là et nous aurons mis un terme à presque toutes les autres.
Le combat pour hisser à l’échelle de l’égalité avec les hommes les droits des femmes est vieux comme le monde ; vieux et violent car rien ou si peu ne s’est arraché par la bienveillance de dames patronnesse ou de mondains éclairés.
Il a fallu aux femmes, bourgeoises ou prolétaires, être déterminées et contraintes : déterminées à être les meilleures porte-parole de l’universalité, de l’indivisibilité et de l’imprescriptibilité des droits…de l’Homme ; contraintes de démontrer qu’elle valent largement ce que valent les hommes, ce qui est le plus facile (parce que c’est vrai) et en même temps le plus humiliant (car il faut toujours fournir des preuves).
Hommage soit rendu au passage à leurs meilleures avocates dans l’histoire, qui furent et sont presque toujours de gauche.

A gauche justement : aujourd’hui, si Olivier et Jean-Luc sont parfaitement légitimes à  la tête de leur mouvement, il reste que c’est sur les épaules de 3 femmes que  repose en partie la partition de nos prochaines victoires…ou défaites.
Après la candidature historique de Ségolène Royal à la présidence de la République, c’est une nouvelle étape tout aussi historique qui s’écrit : la mission principale des trois numéros une reste toujours de construire les convergences politiques pour faire gagner toute la gauche ; mais elles doivent aussi se dire que c’est maintenant qu’il faut inscrire un nouveau serment pour les droits des femmes car les hommes, quoi qu’ils en aient dit ou en disent, ne le feront pas d’eux-mêmes lorsque la gauche reviendra au pouvoir.
Pas plus que les immigrés ne se satisferont de n’être défendus que par les autres, pas plus que les ouvriers ne doivent se contenter d’écouter ceux qui disent les représenter (car il faut toujours des preuves), les femmes ne doivent se reposer sur l’idée que c’est toujours mieux avec la gauche qu’avec la droite.
C’est certainement vrai ; mais c’est tout aussi sûrement insuffisant.
Il faudra aux femmes une porte-parole incontournable pour ne rien céder sur l’engagement d’une égalité sociale enfin réelle et parfaite : c’est le rôle historique de Marie-Cécile Aubry

Pouria Amirshahi
Secrétaire National aux Droits de l’Homme

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